Au départ, l’ALCA s’appelait, comme son
nom ne l’indique pas, Atelier Lovervalois des Cinéastes Amateurs.
Il doit à Pierre Caudron, son fondateur, quelques films en super 8
mm.
Un documentaire « Loverval, triste regard » fut récompensé par l’association
« La Besace ».
En 1987, Pierre Caudron est rejoint par Eddy Piron.
En 1988, l’atelier réalisera avec ses propres deniers un moyen métrage.
Pour des raisons humaines et de temps, il ne fut pas achevé. Mais l’équipe
put voyager en France et en Italie.
Les activités de l’ALCA s’interrompent de 1990 à 1993.
Mais dés 1994, nos deux compères
lancent les activités théâtrales.
Pierre Caudron organisent des stages. L’ALCA devient l’Atelier Lovervalois.
Ils auront le mérite d’aboutir à un spectacle avec quatre actrices, toutes
ayant écrit leurs propres textes.
Déjà, apparaissent quelques grands noms de l’Atelier : Catherine Gressier
et Laurence Bernard.
Mais c’est surtout grâce à ce spectacle que l’atelier établira sa
philosophie définitive. Désormais, il se lancera uniquement dans la
production de créations. Pas question de redites. Uniquement des premières
mondiales.
Eddy Piron, auteur jusqu’alors de quelques nouvelles, écrit sa première
pièce
« Noël au quatrième »
Le succès est total. La
structure technique relève du miracle. Il s’agit d’une
armature en fer couverte de tentures. Elle est toujours d’actualité,
d’ailleurs.
Eddy poursuit sur sa route d’écrivain et écrit sans doute une des ses plus
belles pièces : « 2010 Cité Carton ».
Elle fera le tour de la région et terminera même à Bruxelles. Elle y
recevra le troisième prix du Concours Théâtre Passion. Elle sera
reçue avec éclat par les Gerpinnois au cours du festival de théâtre en 1995.
Pierre et Eddy n’ont pu résister au plaisir de la rejouer à l’occasion des
Nuits du
Théâtre organisée en 2002 à Loverval.
Ils la rejoueront peut-être un jour ?
Dés 1995, la troupe commence à
s’étoffer. Catherine Gressier et Laurence Bernard reviennent aux affaires
dans « Si possible sans mari ».
Elles sont rejointes par la séduisante Séverine Nonis et le généreux Jean Pierre Verheiden, personnage incontournable du folklore
lovervalois.
Pièce élégante, pleine de verve, saluée par l’auteur belge François Noul,
« Si possible sans mari » aborde la
fécondation in vitro avec beaucoup d’humour.
Le duo Séverine-Eddy fait penser au couple Doris Day-Rock Hudson dans
des films comme « Confidences sur l’oreiller ».
La pièce fera un beau soir de l’association des commerçants de
Gosselies.
Entre-temps, l’équipe relance
timidement les activités cinéma et réalisera des séquences devant
être utilisée pour le projet de pièces « Stars en couleurs », une
critique acerbe du monde du cinéma. Le projet n’aboutira pas mais est
toujours dans les cartons de l’Atelier.
L’idée de la pièce reste et sert de
base à « La star et le paparazzi »
Deux nouvelles comédiennes viendront
fouler les planches de l’Ecole communale de Loverval : Isabelle Pardaens
et France Denève. Détestée et adorée par les autres, cette pièce ne
laissera personne indifférent.
Ne doutant plus de rien, l’Atelier jongle avec les créations.
Avec la « queue raide », il affrontera à nouveau le public de
Bruxelles.
Un cabaret théâtre permettra aussi de mettre en évidence d’autres auteurs.
A raison de deux productions originales, l’atelier continue de jouer les
pièces d’Eddy Piron.
En avril 1997 , l’atelier a présenté « La queue
raide ».L’histoire est celle d’une veuve qui reçoit des visites de
condoléances suite à la disparition de l’être cher…
La pièce d’une demie heure reçut le 3ème prix dans le cadre du concours
national Théâtre passion organisé à Bruxelles.
Dans les rôles principaux
-La Baronne de Olababal : Laurence Bernard
-Emile Groloup : Jean Pierre Verheiden
-Le majordome : Eddy Piron.
Les moines austères
En 2020, le club de foot du monastère de Lovervac est
qualifié pour la finale de la coupe de foot Vaticane. La garde du monastère
a été confiée à deux moines pas très catholiques.
Les deux moines étaient interprétés par
Pierre Caudron et Eddy Piron.
Dans « tout à gagner », l’auteur lance un héros qu’il espère un jour
voir sur le grand écran : Phil Vandorne.
Présenté en mars 98, l’œuvre nous permet de découvrir de nouvelles têtes : Christiane Buchet et Jean Pol Denève.
Quelques mois plus tard, en mai 98, l’atelier perd un des ses grands
supporters : Jean Caudron, le père de Pierre.
Soucieux de mettre en avant tous les artistes, l’Atelier offrira ses
services et les traits de ses comédiens à une bande dessinée, « la
vengeance au bout des bras ». Le scénario est d’Eddy Piron et les
dessins de Albert Tshisuaka.
Sur le plan cinématographique,
l’atelier termine aussi « Opération G », un pastiche de James Bond. Une
bagarre homérique sera tournée au parc des Morlères. Elle fait penser au
pré-générique de « Au Service Secret de Sa Majesté »
L’atelier achève aussi « Fernand,
ouvrier communal ». Film jamais monté en raison de problèmes techniques.
Il réalise aussi quelques sketches
En 1999, il présente en
décentralisation à la salle de la Cité Parc à Marcinelle d’ailleurs
une pièce jamais jouée à Loverval : « Djizondheid, Kip Cuillette et
Champête »
Elle y fera un carton. Cette œuvre
est complètement folle et mériterait d’apparaître sur grand écran
Le rôle principal était tenu par
Catherine Gressier.. succulent. La bande musicale est particulièrement
entraînante.
L’affiche
a été réalisée par un véritable dessinateur et vaut le coup d’œil. Elle
représente le château
de Dunrobin en Ecosse.
Passionné d’histoire, Eddy écrit alors sa première pièce historique. Il
s’agit d’une fantaisie sur la fondation de New York par les Wallons.
L’événement sera même exploité par les autorités provinciales. Eddy ne sera
jamais remercié de leur avoir rappeler l’événement.
De nouveaux ténors font leur
apparition : Judicaël Vlieghe, Blaise Yernaux et Christelle
Marchal.
Eddy se lance alors dans la production d’une pièce policière « la
tête sur le plateau », une histoire sur fond de jalousie et
de..guillotine.
L’héroïne ne s’en remettra jamais.
L’atelier n’ayant jamais essayé une
comédie musicale, il se lance dans la création des « éboueurs passent
aujourd’hui ». Avec pour la première fois, Olivier Duvivier.
Cette œuvre est aussi présentée en France à St Junien. L’occasion pour
l’atelier de sortir de son cocon lovervalois.
Les Français n’ont pas tous apprécié
notre humour. Mais le public resté sur place a aimé. On a même reçu les
félicitations d’un ouvrier municipal.
Pourtant l’hymne des éboueurs
vaut le détour et la jeune Virginie Libert, aussi. La pièce fut aussi
diffusée sur la radio J600.
Autre pièce sociale et historique :
Miss Philéas Fogg, alias Nelly Bly, première femme journaliste
américaine. L’occasion de voir évoluer pour la première fois sur scène
l’adorable Laurie Renault.
Cette pièce est présentée dans les
caves du Centre Adeps et fera un carton. L’affiche a été réalisée par
l’artiste Danièle Aubry
N’ayant jamais essayé un
véritable, Eddy écrit et met en scène « Catherine
Howard « . L’histoire aborde la dernière nuit de la 5ème
épouse d’Henry VIII, condamnée à l’échafaud
Stéphanie Toussaint et Christelle Marchal y sont remarquables.
Quelques photos des répétitions
Au cours de la même soirée, Mathieu
Marchal fait ses premiers pas dans « la quête du Padarou », satyre
du monde du théâtre en Belgique.
L’Atelier ose de plus en plus. Il
produit la première pièce de
Jean Pol Denève.
« L’amour à l’ombre et le pouvoir
caché » est un triomphe.
Plus de 300 personnes. Jean Pol
méritait d’être aidé.
En décembre 2002, l’atelier met sur
orbite les premières pièces de Olivier Divivier
« Bon
appétit » et « Vol au-dessus d’un nid de cocus » de Myriam
Dumont.
L’occasion de découvrir des comédiens
comme Anne Gosset, Véronique Léonard et surtout la brillante
Fanny William.
En mars 2003, première grande pièce
historique avec costumes d’époque « Gillion
de Trazegines ». Cette pièce à textes est particulièrement difficile.
Les comédiens s’en sont tirés à merveille.
En septembre 2003, les 26 septembre et
27 septembre, Eddy Piron écrit et met en scène le texte sur les 80 ans de
la Chapelle Notre dame de Lourdes à Loverval. Le spectacle est produit
par le Comité des Fêtes du Try d’haies, la paroisse et la Marche
St Hubert. Le budget est de 4 mille euros. C’est le premier gros budget
de l’Atelier. Un grand moment. Un énorme défi. Un spectacle en plein air. 40
comédiens et figurants, des chants élaborés par Alain Desaire, des
effets sonores et lumineux. Un sérieux pas en avant pour l’Atelier, qui s’il
relève le gant, pourra envisager d’autres spectacles encore plus ambitieux.
Tous les aspects de l’histoire de Loverval sont abordés.
L’Art-déco,
l’Ecole des Sœurs, les grottes, la Marche, les groupements
de Loverval, le Théâtre…