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LE CALVAIRE • LE BORGNERY • LA FERME DU TRY D'HAIES • LOUIS WUILLEM • LA CHAPELLE DU TRY D'HAIES • CARNETS DE GUERRE 14-18 • LOVERVAL ET LE FONDS ROI ALBERT

En 2002 et 2003, le feuillet culturel de
Loverval « Le
Petit Lovervalois » a publié les
« Chroniques de guerre 1914-1918 ».
Sur cette page vous trouverez :
Certains sujets font directement références
aux articles publiés.
Les Chroniques de guerre n’ont aucun but
scientifique. Il s’agit d’une suite d’articles d’après témoignages, publiés ou
non, documents photographiques, recoupements de sources historiques. Elles ne
concernent que le village de Loverval et les alentours immédiats.
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Croix de Guerre 14-18
.jpg)
Charleroi - Caserne d'Artillerie
….Le
1er Août, Charleroi ressemble à une ville de garnison. Les casernes
débordent. Une partie des troupes bivouaque dans la cour du Collège des
Jésuites. Ces hommes-là assureront la défense des ponts de la Sambre et du canal
Charleroi-Bruxelles, de même que la ligne de chemin de fer jusqu’Auvelais…..ce
sont les Chasseurs à pied.
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Bivouac aux Jésuites |
Notes
annexes aux Chroniques de guerre 1914-1918 publiées dans le Petit Lovervalois
(2002-2003)
Les 1er et 4ème Chasseurs à pied de Charleroi.
Perdu dans les pelouses de l’ancienne
Plaine des Manœuvres, face à la caserne Trésignies de Charleroi, un petit
monument rappelle le départ des troupes. Derrière le portrait du Roi Albert, une
inscription gravée: « D’ici sont partis le 3 Août 1914 les 1er et 4ème
Chasseurs à pied, régiments de Charleroi. 1566 des leurs sont morts pour la
Belgique. »
Pour
accéder au site du musée des Chasseurs à pied de Charleroi Caserne Trésignies
cliquez ici :
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La Garde Civique |
La Garde
Civique
Les Bleus, avou l’tchapia à trois
François …
….Les
militaires partis, c’est à la garde Civique, qu’incombe la responsabilité du
maintien de l’ordre et la surveillance des routes, ponts, voies de chemins de
fer.
Finies, les parades dominicales et
les exercices dans les bois de Loverval. Cette fois, c’est pour de vrai, et on
allait voir ce qu’on allait voir !
Les gens simples regardent de
haut ces « soldats du Mayeur », issus de la bourgeoisie commerçante de
Charleroi et représentant l’ordre….d’une manière souvent très arrosée .
Du côté
des compagnies, l’aspect festif des réunions n’est évidemment pas pour déplaire.
L’uniforme, en tout cas, ne manque pas de panache et chaque compagnie rêve de
ressembler à la prestigieuse Garde Royale « Marie-Henriette ».
Quand au
chapeau dit « Trois-François », il doit son nom à un chapelier de Liège,
Desfrançois, qui lança le chapeau à trois francs soi(xante). Si le calembour
avait fait fortune, le chapelier également ! (sources :
André Balériaux. Août 14 : de Sarajevo à Charleroi).
Photo
de la Garde Civique : cliquez
ici
Les régiments de la Garde Civique en Belgique (
le Comte de Mérode, bourgmestre de Loverval et Sous-Lieutenant de réserve) :
cliquez
ici
Les
journaux assurent les nouvelles du front
….Dans les quotidiens, les nouvelles sont
encourageantes : nos 40.000 soldats belges sont vaillants et nos forts sont
imprenables. Par ailleurs, la bravoure de nos régiments d’infanterie et
d’artillerie est reconnue en Angleterre au moment où celle-ci se jette dans la
bataille.
De Liège arrivent des « nouvelles »
sensationnelles: l’ennemi recule. Quant aux rumeurs, elles vont bon train sur la
« déroute » des troupes assaillantes. ….
Les forts de Liège, de Namur :
Historiques et photos après les batailles :
Plans des fortifications de Liège, Namur et Anvers. ( Site de
passionnés de forts)
http://www.thissen-laboratories.com/forts/index.php3?p=0
Photo du fort de Namur après la bataille
http://www.ukans.edu/~kansite/ww_one/photos/bin07/imag0695.jpg
*Les
Uhlans, ce seul mot engendre la peur.
…..Eclaireurs lancés à la découverte,
les Uhlans étaient des patrouilleurs d’élite dont les missions étaient aussi
dangereuses qu’innombrables. Chevauchant jusqu’à 30 ou 40 kms devant le gros des
troupes, il leur appartient d’occuper symboliquement les maisons communales, de
dynamiter les postes téléphoniques et télégraphiques, de préparer l’occupation
des localités importantes et surtout de renseigner leur Quartier Général sur les
mouvements des troupes qu’ils trouvent devant eux. Ce ne sont en général pas des
ravageurs ivres comme va en amener l’infanterie. (…)Leurs officiers
appartiennent tous à la noblesse et sont prêts à donner leur vie « au service de
Sa Majesté ». D’une suprême élégance, monoclés et sanglés dans un splendide
uniforme, ils se montrent souvent d’une suffisance grotesque.(…) (André
Balériaux. Août 14 : de
Sarajevo à Charleroi.)
L’arrivée
des soldats français dans nos régions :
Ce
qui rassure, -et la nouvelle est sur toutes les lèvres- c’est que des cavaliers
français* sont arrivés à Charleroi. Pas très nombreux, soit, mais qu’importe,….
Ils sont exténués et couverts de poussière, ces
Dragons issus du Corps de Cavalerie Sordet, sillonnant la Belgique depuis 15
jours à la recherche de l’ennemi. (André
Balériaux. Août 14 : de Sarajevo à Charleroi.)
|
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Le Général Sordet |
Le Corps de
cavalerie du général Sordet manœuvrait indépendamment de la 5ème
Armée et recevait ses ordres directement du G.Q.G. A Charleroi, il s’est surtout
localisé le 20 août derrière le canal Charleroi- Bruxelles dont il fait tenir
les passages entre Gosselies et Seneffe.
Parcours du Corps Sordet : http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/
….« La population se mit en quatre
pour recevoir comme il convenait tous ces soldats épuisés par la marche, blancs
de poussière, le visage ruisselant de transpiration, brûlé par les feux du
soleil. (…) Les soldats ont rompu les rangs et se dispersent, entraînés par les
habitants qui se les disputent. Au village, ce sera la fête. (…) On tuera des
poules et des lapins, on entamera le jambon mis à place pour l’hiver. (…) »(Joseph
Chot-La furie allemande dans l’Entre Sambre –et Meuse).
*Le
119ème régiment d’infanterie arrive à Loverval,
…..Le 20 Août, les routes de
Couvin-Philippeville, Mariembourg-Walcourt, Philippeville-Charleroi et
Philippeville-Dinant furent, dans toutes leurs longueurs, envahis par des
multiples régiments français. Ceux-ci partent à toute allure vers le Nord. (…)
Les 21 et 22, les renforts continuent d’affluer. « Encore 5 jours et nous serons
500.000 ! Dès lors seulement nous pourrons faire de la bonne besogne. » Me dit
l’officier. Cinq jours !!! Mais les trouvera-t-on ces 5 jours ? …..(…)(Joseph
Chot-La furie allemande dans l’Entre Sambre –et Meuse).
Pour l’historique du 119
ème RI :
http://pcoutant.free.fr/ri119.htm
Pour l’historique du 22ème RA :
http://pcoutant.free.fr/ra022.htm
Image et commentaire
d’époque sur les couleurs de l’uniforme d’infanterie française :
http://pro.wanadoo.fr/images.collection/petit_journal_armee_10.htm
Site sur les troupes
coloniales françaises :
http://perso.club-internet.fr/vinny03/1418.htm
Image et historique des
turcos :
http://pro.wanadoo.fr/images.collection/photo_ruthproduction_h_et_cie2.htm
Quelques cartes postales
des régiments de turcos :
http://perso.club-internet.fr/vinny03/gg/cp14.htm
*La
bataille de la Sambre. Châtelet, Couillet, Loverval, Nalinnes,….
L’Armée
Française se déploie dans les campagnes du Sud de Charleroi
Sources :
- Loverval, terre des Bois et des eaux.
Ouvrage collectif des habitants de Loverval.1980
- Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André
Baleriaux. 1994. Ed. Quorum.
- La Bataille de Charleroi d’Août 1914. F.Raymond de la
Castane.
- La furie allemande dans l’Entre Sambre
et Meuse. Joseph Chot. 1919. D.Hallet éditeur.
- Charleroi. Août1914.Général J.Rouquerol.
Payot Paris. 1932

Soldats Français |

Soldats Allemands |
mardi 17 août :
Hanzinne- Hanzinelle- Gerpinnes :plusieurs régiments d’infanterie bretons
arrivent. Troupes du 1ème corps de Reims et 4ème et 8ème Tirailleurs Algériens.
37ème division d’Afrique (général Comby) affecté au 10ème corps. (carte
d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.4)
|
.jpg)
Tirailleurs algériens |
Le mercredi
19 août : arrivée à Somzée d'une compagnie de turcos et du 129ème de ligne.
(cf.carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.4)
Le jeudi 20 Août,
ils sont à Nalinnes et au Bultia où ils s’établissent.
200 soldats sous les ordres du capitaine
Duranton ( qui sera
tué le 22 à « La Justice »
de Châtelet) retranchés
dans les usines Solvay, protègent le Pont de Couillet.
(Cf. Alfred Bolle-Coullet)
Le 20 Août :
arrivée à Bouffioulx par la route d’Acoz du 39ème régiment d’infanterie précédée
de quelques Dragons. (carte
d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.4)
Le 3ème corps porte ses têtes de colonnes
jusqu’à la ligne Villers-Poterie-Loverval.
(Rouquerol p.135)
Le 21 août
(vendredi), l'approche de l'ennemi est signalée. Arrivée des Français à Gozée.
Par leur manœuvres de minage des ponts, ils coupent la dernière vague des
réfugiés carolos. (Et notamment les Gaspart, habitant la route de Philippeville
qui fuient les tirs d’obus le 22 Août. Des traces subsistent sur la façade de
leur maison n°500).
Le 22 août(
samedi) : A 10h les Allemands sont à Charleroi. Dès leur entrée, ils prennent
des gens en otage comme bouclier humain. (…) Il n'y a plus de Français dans
Charleroi. A 14h, on se croirait le soir tant le ciel de Charleroi est sombre.
(Août 14. De Sarajevo à
Charleroi. André Baleriaux. 1994)
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Positions des forces Françaises et Allemandes dans l’entre Sambre et Meuse le 20
août 1914
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
A 13h30, Les Allemands arrivent au
complet à Montignies. Fantassins, cavaliers, artilleurs, convois de vivre, de
munitions, matériel de campagne, chariot d'ambulance se succèdent sans
interruption. Ils franchissent le Pont de Sambre sans encombre. Ils ont 400
hommes en otage. Ceux-ci sont entourés d'une longue corde que doivent tenir tous
ceux qui se trouvent à l'extérieur (…) On les masse sur le côté droit du pont
afin d'empêcher les Français de le faire sauter. Jusque 17 h aucun coup de
fusil n'est tiré. Entre 17 et 18h , les français postés dans les carrières
Solvay se mettent à tirer un feu d'enfer.
(Août 14. De Sarajevo à Charleroi.
André Baleriaux. 1994)
Le 22 Août,
(samedi) la bataille de Couillet-Loverval.
A Couillet:
en tout début d'après midi, les Allemands atteignent Couillet.
Leur avance s'effectue par les rue de Gilly, Major et Villers. La route de
Châtelet est en feu depuis le déversoir jusqu'à la rue de Gilly.
(Août 14. De Sarajevo à Charleroi.
André Baleriaux. 1994)
Les Allemands s’engagèrent sur toutes les
routes conduisant vers les Fiestaux et la route de Philippeville. Quelques
centaines de Français, abrités derrière les murs de l’école de Couillet-Queue
fauche t de leurs balles les premiers rangs. Aussitôt, les Allemands, comme de
coutume, se font précéder de prisonniers civils, bouclier vivant que les
Français ne veulent pas abattre et débouchent en masse sur la route de
Philippeville, tandis sue d’autres prennent position aux Fiestaux.
(carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.8)
Les Allemands du 74ème IR de
réserve, maître du Pont de Montignies à 14h30, progresse dans la direction de
Loverval. Immédiatement suivi par le 92è IR de réserve qui se glisse à sa
droite, les deux régiments accolés contacteront les Français à La Queue et
aux Fiestaux de Couillet
(carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.8)
Ceux-ci ne leur opposeront qu’une
résistance de retardement ne pouvant mettre en ligne que le 2ème
bataillon du 39ème RI, deux compagnies du 5ème RI et des
éléments disparates du 119ème RI .
(Le Vieux Châtelet)
Des batteries de 75 installées sur les
hauteurs de Couillet-Queue tirent sans discontinuer. L’état-Major allemand que
commande le général von Bahrfeldt est installé aux Fiestaux et dirige le combat
du sommet d’un échafaudage à l’endroit dit « Parentville ». (…) (Joseph
Chot-La furie allemande dans l’Entre Sambre –et Meuse).
A Loverval,
de 15h à 21h30 environ, 200 français adossés aux bois de Loverval dont la
lisière domine le terrain, tiendront tête à plusieurs milliers d’Allemands
soutenus par le feu de batterie installées sur les Sarts communaux et aux
Fiestaux. : ils constituaient l’avant-garde d’un bataillon cantonné au hameau du
Bultia et devant un feu d’artillerie à 800m. devenu trop meurtrier, ces quelques
soldats durent abandonner leurs tranchées pour rejoindre le gros du bataillon
par la route de Philippeville.
(carte d’ensemble de la Bataille de Charleroi-F. Raymond de la Castane p.8)
A 20 heures, le combat prend fin : les
Allemands sont arrivés près des limites de Couillet mais n’osent s’aventurer
dans les bois (ndlr : de Loverval). (…) 180 Français ont ainsi arrêtés pendant
un demi-jour l’avance ennemie de toute une division. Ils laissèrent 89 morts sur
le champ de bataille dont 9 seulement purent être identifiés et de nombreux
blessés. Ce n’est qu’une poignée d’hommes qui purent rejoindre leur régiment à
Nalinnes où la bataille reprit le lendemain.(Alfred
Bolle-1968-Centenaire des Sociétés Royales Les Amis du Progrès et des Décorés.)
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La 2ème batterie du 22ème d’artillerie,
16ème division, 3ème corps d’armée bivouaque sur les pelouses du château
(ndrl : de Loverval) en bordure de la côte descendant à Charleroi. Vers 17h00,
ils mettent en batterie près des usines de Couillet pour tirer sur une colonne
allemande descendant vers la Sambre, venant de Namur et à 20h00, reçoivent le
feu entre Loverval et Nalinnes. Régiment commandé par le Colonel Etienne,
pionnier de l’aviation française, qui deviendra général.
(Loverval, Terre des Bois et des Eaux
p.82)
« Du côté de la
6e division, nous avions, dés le matin, perdu le pont de Marchienne. Tous les
passages de Charleroi furent bientôt évacués par nos troupes. Le général Bloch
avait reçu l'ordre de porter toutes ses réserves à droite, où le 3e Corps
d'Armée devait préciser son effort. Or, l'ennemi débouchait de Châtelet. Toutes
les troupes disponibles de la 5e division étant appelées à la contre-attaque, le
général Bloch dirigea ses réserves sur Try-D'Haies et Bultia. Elles
comprenaient six compagnies du
5e régiment
d'infanterie, un bataillon du
239e
et six compagnies du
119e.
On apprit alors l'abandon de Loverval et l'échec de la contre-attaque.
Violemment
attaqué à son tour, le front de la 6e division ne pouvait plus tenir devant un
ennemi supérieur en nombre. Les réserves, rappelées en hâte à Sainte-Barbe,
n'arrivaient pas. Tandis que le général Lavisse les cherchait à Bultia,
il apprenait qu'elles avaient été lancées sur Chamborqneau et Bouffioulx,
afin de dégager la 5e division. Il les voyait bientôt refluer en
désordre, débordées par l'ennemi. Elles se repliaient bientôt sur Thy-1e-
Château.
A 18 heures, le
général Bloch rétrogradait, par ordre du Corps d'Armée, en direction de
Nalinnes. »
« La bataille
se propageait ainsi d'Est en Ouest ».
(Encyclopédie QUILLET 1920 "la grande guerre vue et racontée par
ceux qui l'on vécu")
aussi sur le
site (http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/)
.jpg)
Carte de l’Entre Sambre et
Meuse le 22 août au soir
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
*Pour mieux
comprendre : Régiments, compagnies, bataillons….
Corps d’armée :
40.000 hommes dont 30.000 combattants.120 trains. Dirigé par un Général 4*,
comprend 2 divisions d’infanterie, 1 cavalerie, 1 artillerie de corps, 1 génie.
Division :
380 officiers, 15.000 hommes, 2.800 chevaux, 36 canons, 523 voitures, sur la
route forme un convoi de 13.5kms de long. Régiment : 113 officiers, 3226
hommes de troupes. Bataillon : 4 compagnies. Compagnie : 210
soldats. 32 officiers du corps d’office (du capitaine aux caporaux), 2 tambours,
2 clairons, 1 infirmier, 4 brancardiers, 1 tailleur, 1 cordonnier, 1 cycliste,
…Section : 65 fusils. Escouade : 15 fusils.
http://www.pages14-18.com/pagesDocuments/PagesDocuments.htm
Historique des régiments,
et en particulier du 119ème
http://pcoutant.free.fr/ri119.htm
Historique du 239ème
http://pcoutant.free.fr/ri239.htm
Le 23 août : Le Pays de Charleroi est en
flammes.
Château de Parentville, Couillet :
Des canons sont braqués sur Charleroi. Des civils qui ont fui Couillet, ses
fusillades et ses incendies, racontent que des canons, placés sur des terrils,
sont braqués sur Charleroi, « cette ville du diable qu’il faut anéantir » (Täglische Rundscheu,
17.10.1914). A 5h45, le bourgmestre
Devreux, l’échevin Buisset, messieurs Dulait et Smeysters partent vers
Montignies-sur-Sambre, le drapeau blanc accroché à la voiture. Leur périple à
travers les bivouacs allemands les amène au château de Parentville à Couillet où
l’accueil est très dur : « Vos civils ont tiré ! Pas de discussion ! » Le
général Von Barthfeld accordera le silence des canons à des conditions que
Charleroi devra toutes accepter. Un document est rédigé et signé. C’est le
traité de Couillet.
Le traité de
Couillet. 23 Août 1914.
Ce 23 Août 1914
a comparu le bourgmestre de la ville de Charleroi M. Devreux, devant le
commandant de la 19ème division de réserve (Res. Div) qui fait les
réquisitions suivantes :
La Ville de
Charleroi a à fournir pour ce soir 23 août , 18 heures précises :
120 tonnes
d’avoine
40 tonnes de
pain
20 tonnes de
conserves et viandes fumées
800 kilos de
café
800 kilos de sel
100 kilos de
sucre
3 tonnes de
benzine
50 litres de
glycérine
Tous ces
articles sont à fournir sur des voitures attelées et doivent être rendus pour 6
heures de l’après-midi sur la place devant la mairie de Montignies-sur-Sambre.
Il y a à fournir
5 automobiles
toutes les armes
et munitions qui se trouvent en possession des habitants, révolvers, poudres,
etc…également sur la place de Montignies.
Enfin, la ville
a à fournir, en cinq versements, la somme de 10 millions de francs, et le
premier versement aujourd’hui 23 août, à 6 heures de l’après midi sera de deux
millions en espèces ou en valeurs sûres ou lettres de change. Les paiements
suivants, de même importance, avec intervalle de 16 à 20 jours. La réception de
la somme aura lieu dans la mairie de Charleroi, jusqu’au paiement de toute la
somme. Le bourgmestre et deux respectables citoyens de la ville seront gardés
comme otage.
Lu et signé :
Von Bahrfeld
E.Devreux
Gardé en otage :
Le général von Barhfeld donne l’ordre au lieutenant von Hanneken d’accompagner
les délégués à Charleroi et de veiller à ce que l’argent soit recueilli en bonne
et due forme et remis aux autorités allemandes. Monsieur Smeysters est gardé en
otage. L’automobile du bourgmestre rentre lentement par la route de Gilly,
encadrée de mitrailleuses et de civils : au nombre de 200, ceux-ci marchent
derrière le véhicule : ils garantissent la sécurité du peloton du lieutenant
von Hanneken.
L’après midi, Louis Smeysters,
otage du général von Barhfeld, assiste au dépôt des armes réquisitionnées sur la
place de Montignies.
Son périple lui permet de
traverser les bivouacs allemands sur les places communales et les rangées de
bataillons campant à Couillet-Queue avant l’offensive vers Tarciennes. Il croise
par deux fois le groupe d’otages civils que l’infanterie allemande avait
intercepté depuis Jumet et emmenait au devant des troupes à travers les
fusillades lors de la traversée de Charleroi. Ce groupe de civils prisonniers,
témoin des massacres et incendies de la ville par les Allemands, avait passé la
nuit sur le pont de la Sambre à Montignies. (Stratégie de l’armée Allemande
pour éviter que les Français qui avaient miné le pont ne le fassent sauter.)
D’après « L’invasion allemande
au Pays de Charleroi ». A. Lemaire. Ed. Sobeli.Bruxelles.1930
Réquisitions :
Sur la Place de Montignies, tout est contrôlé avec suspicion, certaines choses
renvoyées quand elles ne correspondent pas exactement à ce qui a été demandé.
Smeyers traduit les ordres des officiers : les marchandises seront déchargées
pour contrôle, puis rechargées par les camionneurs carolorégiens, atterrés
d’apprendre qu’ils feront partie du convoi, dans le sillage de l’infanterie.
Personne ne le sait encore mais ils rentreront chez eux, sains et saufs, ….16 ou
17 jours plus tard.
Au fil des heures, alors
que l’écho des combats résonne en direction des campagnes, la rumeur court que
des grosses sommes d’argent ont été payées, que les tonnes de matériel
réquisitionné ont pu faire face aux exigences des Allemands. Soulagement. La
guerre s’éloigne.
Sources : André Balériaux Août 14. De Sarajevo à
Charleroi. 1994. Ed. Quorum.
.jpg)
Les Allemands rue de la Montagne
Cliquez pour agrandir
Les Allemands passent la Sambre à Tamines
Le contenu de ce site
est un mémoire de licence qui propose une analyse critique et historique de la
bataille et des massacres de Tamines
http://www.grandeguerre.be.tf/
La Retraite française : articles, cartes,
portraits
Le général Lanrezac( photo)
http://membres.lycos.fr/jeromediscours/lanrezac.htm
La bataille de Charleroi vue
par le Général Lanrezac
http://perso.club-internet.fr/batmarn1/charlero.htm
Site d’un collectionneur de
militariat, (Ermeton-sur-Biert)documenté sur les batailles et les uniformes
http://users.skynet.be/ermeton1914/charleroi.html
La bataille de Charleroi
vue par les Allemands
http://perso.club-internet.fr/batmarn1/charler2.htm
Cartes
de la Bataille de Charleroi
http://perso.club-internet.fr/batmarn1/cartchlr.htm
Paroles de poilus
« Je hais la guerre mais j’aime ceux qui l’ont faite ! »
Lettres et carnets du Front 1914-1918.
http://membres.lycos.fr/greatwar/
Sur la guerre : des photos,
encore des photos (France et Belgique)
http://bac.d.free.fr/guerre_14_18/
De nombreuses photos des
fronts : Ypres, colline 60, etc
http://home.nordnet.fr/~hloridant/
Plaques de verre, images
du front de Ypres
http://ccsc.genealogie.free.fr/Plaques/Plaques.htm
En France toujours, site
d’un passionné de photos en relief
http://etienne.jacqueau.free.fr/2Combat.htm
De nombreuses photos sur
la mobilisation, les lieux de bataille en Belgique, les massacres, mais le site
n’est pas facile à explorer (cherchez quand même car ça vaut la peine !)
http://site.voila.fr/LaGuerrede14/
Collections de photos sur
tous les sujets de la guerre. (Y compris, l’utilisation des animaux au front .
Ce que fait l’Armée Belge avec les chiens)
http://www.ukans.edu/~kansite/ww_one/photos/greatwar.htm#TOP
*Au front :
ce que vivent les soldats lovervalois
Omer Coulon
blessé est soigné à l’hôpital Océan du docteur Depage à La Panne. Pour tout
savoir sur les centres de santé au front : réalisé par le Dr Loodt, le site des
Médecins de la Grande Guerre
http://www.1914-1918.be/index.php
*Le front belge et les
soldats de Loverval
Le Front Belge :
http://users.skynet.be/fonck/cont.html
La ligne du front Belge :
http://www.geocities.com/wolf40be/index.html
Liste des
combattants, appelés sous les drapeaux ou volontaires
qui quittèrent Loverval pour servir leur pays.
Anciaux Jules
Blaimont Julien
Boulanger Arille
Capart Léon
Cauderlier Adhémar
Coulon Omer
Decamps Georges
Delmarche Adelin
De Mérode Louis
Dollen Maurice
Dufert Noël
Dumeunier Odon
Ficheroulle Joseph
Fontaine Albert
Godfurmont Fernand
Lambotte gaston
Lefrancq Arthur
Lengele Nestor
Linard Edgard
Marique Albert
Marquette Albert
Marsigny Pol
Martinet Herman
Matthissen Isidore
Mantanus Horace
Neuray Louis
Nicaise Arthur
Nicaise Victor
Peeters Adolphe
Potvin Serva
Preat Ernest
Schoevaerts Emile
Schoevaerts Werner
Stillemant Marcel
Volkaert Arnold
Warichet Jules
Weymers Alphonse
Wuillem Louis
Yerneaux Gustave
Tombés au Champ d’Honneur:
Blaimont Edmond
Fraipont Hubert
Hayet Maurice
Marta Gustave (Victor)

Monument aux morts de 14-18 (Loverval)
Les services de santé
Omer Coulon
blessé en décembre 1916 est soigné au Camp du Ruchard. En mars 1917,
blessé, évacué à l’hôpital Océan du docteur Depage à La Panne, puis à
l’HM Virval à Calais.
Louis Wuillem, soigné au
camp du Ruchard, puis à l’Hopital Militaire Jeanne d’Arc à Calais.
Werner Schoevaerts,
brancardier pour l’Hôpital militaire du Camp de Beverloo.
Pour tout savoir sur
les centres de santé au front :
Réalisé par le Dr Loodt,
le site des Médecins de la Grande Guerre :
http://www.1914-1918.be/index.php
Louis Wuillem, Jules Warichet, Omer
Coulon, brancardiers : sur ce site, vous trouverez
également une série de textes sur le travail des brancardiers
http://www.1914-1918.be/index.php
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Hopital Ocean La Panne
.jpg)
Hopital Océan Vinkem
Cliquez pour agrandir
Quelques photos des troupes belges au front
http://www.ukans.edu/~kansite/ww_one/photos/belg1.htm
La résistance mentale
Les publications pendant la guerre
http://perso.club-internet.fr/tsfarg/accueil.htm
La propagande :
http://perso.wanadoo.fr/horstg/
http://propagande1418.free.fr/index2.htm
Les gardiens de la mémoire :
organismes, musées,
Site du Musée de l’Armée
http://www.klm-mra.be/frans/index.html
In Flanders Fields Museum Ypres
http://www.inflandersfields.be/default2.htm
Site du musée des
Chasseurs à pied de Charleroi Caserne Trésignies
http://www.chasseurs-a-pied.com/
Références
bibliographiques des Chroniques de guerre 1914-1918
publiées dans le Petit Lovervalois (2002-2003)
1.
Août 14
- Loverval, terre des Bois et des eaux.
Ouvrage collectif des habitants de Loverval.1980
- Août 14. De Sarajevo à Charleroi. André
Baleriaux. 1994. Ed. Quorum.
- 1876-1951. Collège du Sacré-Cœur à Charleroi. 1953.
- La Belgique et la Guerre : tome1. La vie
matérielle de la Belgique durant la guerre mondiale.
G.Rency. Ed.Bertels. 1927
- La Bataille de Charleroi d’Août 1914. F.Raymond de la
Castane.
- La furie allemande dans l’Entre Sambre
et Meuse. Joseph Chot. 1919. D.Hallet éditeur.
- Charleroi. Août1914.Général J.Rouquerol.
Payot Paris. 1932
- L’Armée Belge dans le Guerre Mondiale.
Lt-Co. Tasnier et Maj.Van
Overvstraeten. Ed. Henri Bretels.
1923
- Notes d’Alfred Bolle sur Loverval.
- Alfred Bolle. Histoire de
Couillet. Centenaire des sociétés royales les Amis du Progrès et des Décorés.
1968.
- Le Vieux Châtelet. 6ème
annuaire. 1966. Après la bataille du 22 Août 1914.
Richard Van Den Broeck. p.1.
- Charleroi à cœur ouvert. Emile Lempereur.
1977. Duculot.
- Nalinnes, village bien-aimé. Aperçu
historique. Raymond Lebrun. Août 1914.p.205
2. quatre
années de guerre
- L’indépendant. Hebdomadaire carolorégien
publié sous l’autorité allemande. 1916
- Histoire de l’occupation allemande en
Belgique. Georges Jouret. Imp. Du journal “La Province” Mons.
- Charleroi à cœur ouvert. Emile Lempereur.
1977. Duculot.
- La Belgique et la Guerre : tome1. La vie
matérielle de la Belgique durant la guerre mondiale.
G.Rency. Ed.Bertels. 1927
- Le Vieux Châtelet 16ème annuaire. 1976.
Den Kameraden. Marcel Nihoul.
- Touring Club de Belgique.
1914-15-16-17
- La Belgique et les Belges pendant la guerre.
Commandant A. de Gerlache de Gomery. Paris. Éd. Berger-Levrault.
- L’invasion allemande
au Pays de Charleroi. A. Lemaire. Ed. Sobeli.Bruxelles.1930
3. Les
soldats, localisation,
parcours, témoignages
- Le Front de Flandre. Jean Massart Coll.
Touring Club de Belgique.1919.
- La Comédie de Charleroi. Pierre Drieu la Rochelle. 1934.
Coll.Folio
- Paroles de Poilus. Coll. Librio
- L’Armée Belge dans le Guerre Mondiale.
Lt-Co. Tasnier et Maj.Van
Overvstraeten. Ed. Henri Bretels.
1923
- Souvenirs d’un fantassin du 2ème
Chasseurs à pied. Campagne 1914-1918. Jules Blasse.Imp. du journal La
Province. Mons.1925
Photos et illustrations des Chroniques :
Collections particulières : André Decamps, Josiane Tambour,
Frédéric Dufert, Jean Wuillem,
Ouvrages : Collège du Sacré Cœur à Charleroi.
Editions Henri Bertels.
Cartes postales de Charleroi, Loverval : collections particulières.
Remerciements particuliers : Monsieur Paul
Eloy de la bibliothèque de Loverval. Monsieur Willy Pourcel de la
bibliothèque de l’UT à Charleroi. Jeanine Gliszczynsky pour son
enthousiasme.
Rencontres, correspondances, coups de pouce,
documents :
Jean Lacour, Germaine Moyen. Alain et Pierre Capart.
Jean-Pierre Soenen, le Dr P.Loodt.
Bibliothèques, personnes ressources :
Bibliothèque de Loverval : Paul Eloy.
Bibliothèque Provinciale de l’UT à Charleroi: Willy Pourcel.
Centre de Documentation du Musée de l’Armée.
http://www.klm-mra.be/frans/index.html
Coup de cœurs :
http://www.bon-a-tirer.com/auteurs/hanotte.html
©Micheline Dufert-2003
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